Événements et publications

Plan du gouvernement fédéral sur KYOTO
Les groupes environnementaux québécois en ont marre de l'immobilisme !

(suite)

Selon les groupes, un plan "réaliste" doit inclure, au minimum, les quatre éléments suivants :

  • Un engagement inconditionnel à respecter les objectifs du Protocole de Kyoto d'ici 2012 et à poursuivre les réductions d'émissions de gaz à effet de serre (GES) par la suite. De plus, les groupes s'attendent à ce que le Canada joue un rôle de 'leader' sur la scène internationale dans toutes les négociations portant sur l'après 2012.
  • La mise en place d'ici 2008 d'une réglementation pour le secteur industriel, incluant les grands émetteurs de GES et le secteur de l'automobile, qui permettra de réduire, de façon obligatoire, les émissions de GES et d'autres polluants et substances toxiques.
  • L'abolition des subventions et abris fiscaux pour les secteurs du pétrole et du gaz.
  • L'engagement de publier, dans un délai de 3 mois, des propositions de réglementations et de les adopter au plus tôt. Une simple "intention de règlementer" sera jugée insuffisante, voire irresponsable.

Les groupes ont tenu à souligner qu'ils considèrent que les propos tenus par le Premier ministre lors de l'émission de la CBC "The House", le 17 septembre dernier, induisent la population en erreur. « Comment peut-il affirmer que la réduction des émissions de GES entraînera une augmentation de la pollution atmosphérique ? Au contraire, la plupart des mesures de réduction des émissions de GES, parce qu'elles s'appuient essentiellement sur une meilleure efficacité énergétique, entraînent inévitablement une diminution de la pollution atmosphérique attribuable à la consommation d'énergie. Par exemple, l'application des standards californiens sur l'efficacité énergétique des véhicules, comme le propose par ailleurs le Plan Kyoto adopté par le gouvernement du Québec, permettra de réduire à la fois les émissions de GES et les polluants contribuant au smog urbain. Lancer un programme pour limiter le smog, on est d'accord, mais il faut aussi un plan de réduction des GES » .

« Comme le soulignait le rapport de la Commissaire à l'environnement, les secteurs du pétrole et du gaz au Canada sont l'une des sources les plus importantes de l'augmentation des émissions de GES. Nous croyons que ces compagnies, notamment à la lumière des profits record qu'elles encaissent, peuvent assumer le coût de la réduction des émissions de GES. Les subventions et abris fiscaux octroyés à ces compagnies doivent être supprimés dans un avenir proche » , ont ajouté les représentants des groupes.

« Le gouvernement Harper est à la croisée des chemins : ou bien il cesse de jouer à l'autruche, ou bien il fait la démonstration publique de son incompétence à gérer l'un des plus grands défis environnementaux de ce siècle », ont-ils conclu.

 

Événements et publications

Radio-Canada répond aux auditeurs outrés

Votre message au sujet du traitement des questions environnementales à Radio-Canada m'a été transmis. Dans ce message, vous déplorez que l'émission « D'un soleil à l'autre » soit diffusée à la Première Chaîne radio les samedi et dimanche à 6 h. Vous estimez qu'il est du mandat de Radio-Canada de « couvrir ces dossiers et ces débats, notamment en leur dédiant une programmation spécialisée ». Vous demandez à Radio-Canada de ramener cette émission à un « créneau horaire permettant une diffusion grand public de ces enjeux et débats environnementaux ».

Comme dans notre société en général, les questions d'environnement occupent une place de plus en plus importante à notre antenne. C'est pourquoi de nombreuses émissions radio et télévision traitent de ces questions à Radio-Canada. Chaque fois que l'environnement est dans l'actualité (et c'est souvent le cas), des émissions comme « Les années lumière » et « Maisonneuve en direct » à la radio, « Découverte » à la télévision et nos bulletins de nouvelles sur toutes nos plate-formes y consacrent reportages, entrevues ou dossiers en profondeur.

L'émission « D'un soleil à l'autre » a été remplacée à l'automne 2005 par le magazine « À vous la terre ». Cet automne, nous avons choisi de réunir sous une même bannière nos émissions radio et télévision dédiées particulièrement à l'environnement afin de mettre en commun le savoir-faire et le travail de tous leurs artisans dans le cadre d'un projet pilote audacieux : « La semaine verte » radio-télé-Internet.

En consultant les pages Internet de cette émission multiplate-forme vous constaterez que les sujets sur l'environnement y sont nombreux et très bien documentés. La version radio est diffusée le samedi et le dimanche à 6 h du matin, juste avant les deux émissions radio les plus écoutées de la fin de semaine. On y discute de sujets reliés à l'actualité brûlante comme de dossiers en profondeur. L'édition du samedi porte une attention particulière à l'alimentation et à la consommation, alors que l'environnement et les ressources naturelles sont au coeur de l'édition du dimanche. La version télévision est présentée le dimanche à midi trente à la chaîne principale et en reprise au RDI le samedi à 18 h.

De plus, et jusqu'à la semaine suivante, chaque édition peut être écoutée ou regardée dans son intégralité sur Internet où les pages de « La semaine verte » sont aussi un lieu d'échanges et de débats auxquels nous vous invitons à participer. Enfin, si malgré tout cela, vous ne pouvez pas écouter ou regarder « La semaine verte » en direct à la radio ou à la télévision, ou en différé sur Internet, vous pouvez en télécharger des reportages en baladodiffusion.

L'environnement est bien et largement couvert à la radio, à la télévision, sur Internet et en baladodiffusion à Radio-Canada. Peu importe l'heure du jour ou de la nuit, j'espère que vous serez des nôtres!

Marc Pichette
Directeur de la promotion télévision et information Radio-Canada MP/MT/mfh

c. c. Direction de l'information
Émission « La semaine verte »

Accès à la lettre d'Équiterre
que la population était invitée à envoyer